Octobre 2009
1871 : Problème de la poste, déjà !
Au moment où l’on parle de changer les statuts de la poste, voire de sa privatisation, Craponne avait, juste après les élections municipales de 1870, un grave problème.
Le Maire M. Gillet, le 13 juillet 1871, lors d’un conseil, dit et écrit dans le compte-rendu : « Considérant que la dite commune de Craponne reçoit des lettres un jour après les communes voisines qui sont moins importantes et qui sont aussi éloignées de Lyon nommément Saint-Genis-les-Ollières, demande que la dite commune de Craponne ait un bureau de poste ou qu’elle soit desservie par un facteur de poste de Lyon ».
En 1876, Craponne sera desservie par le bureau de Vaugneray et fera partie de la circonscription rurale du bureau de Lyon mais il faudra attendre 1893 pour que Craponne ait son premier bureau de poste.
Marie-Louise COUTTET
Au moment où le centre social et culturel qui portait le nom de Marie-Louise Couttet vient de s’éteindre hélas !, il nous a semblé bon de vous dire qui était cette grande dame craponnoise.
En 1915, au sortir de l’école normale d’institutrice, Mlle Picard arrive à Craponne pour remplacer M. Mety, mobilisé. Après la guerre, en 1919, elle se marie avec Henri Couttet, prend en charge la classe enfantine et restera à son poste jusqu’en 1948.
Au début de l’année scolaire 1942, Marie-Louise Couttet dit à sa fille Suzanne : « J’ai dans ma classe un petit garçon de 5 ans, Thoury Friedmann. Sa mère a un accent étranger et a l’air toujours triste. Je crois qu’ils sont juifs. »
Tous savaient bien alors que la police de Vichy et la Gestapo arrachaient les enfants juifs à leur mère.
Suzanne Couttet a alors dit à sa mère : « Si les parents de ce petit garçon étaient arrêtés alors que celui-ci est à l’école, est-ce que nous l’hébergerions ? » Marie-Louise Couttet a alors réfléchi et répondu : « Oui, bien sûr. » A la suite de ce dialogue, elle a parlé à la maman, puis a rendu visite à Olga et José Friedmann qui lui ont dit : « Nous sommes d’origine roumaine, avons tous les deux étudiés à Paris, puis devenus Français nous nous sommes mariés [En 1940, José avait combattu avec l’armée française]. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un refuge pour lequel le propriétaire ne nous déclarerait pas à la mairie.
Marie-Louise Couttet [Henri Couttet est mort en 1940] qui avait une maison à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, la leur a proposée, et c’est ainsi que Olga, José et Thoury Friedmann devenu Fermont ont quitté Craponne, sont allés se cacher chez Mme Couttet et ont échappé aux rafles des juifs.
Mme Couttet a reçu en 1980 la Médaille des Justes, et a un arbre à son nom dans l’Allée des Justes à Jérusalem.
Petites nouvelles du G.R.E.H.C.
• Les Journées du Patrimoine qui ont eu lieu les 19 et 20 septembre ont remporté un vif succès. Le musée a en effet accueilli une soixantaine de visiteurs. L’exposition à laquelle nous participions sur la péniche du Grand Lyon a aussi été largement visitée.
• Le 25 octobre 2009, Salon de la B.D. et du Disque, salle Rebuffat, de 9h à 18h, avec une exposition dédiée à Johnny Hallyday.
• Le dimanche 15 novembre, le musée organise une démonstration de fabrication de chocolat avec M. Dutter de Soucieu-en-Jarest.
• L’assemblée générale du G.R.E.H.C. et du musée se tiendra le 27 novembre à 19h salle Moiroux.
GREHC


